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Un immigrant enseigne la littératie financière aux nouveaux arrivants au Canada

Il y a dix ans, Tiago Taborda quittait le Portugal pour s’installer au Canada, où il s’est heurté à des difficultés en ce qui concerne l’utilisation du système bancaire. Il a découvert que de nombreux aspects du système, comme le découvert bancaire, fonctionnaient très différemment par rapport à son pays natal. Voilà pourquoi il a choisi de devenir bénévole pour le programme de littératie financière Question d’argent par l’intermédiaire de son employeur, le Groupe Banque TD.

Question d’argent est un programme gratuit d’introduction à la littératie financière conçu en 2011 par ABC Alpha pour la vie Canada avec le soutien de la Banque TD, qui a joué le rôle de commanditaire fondateur dans le cadre de sa plateforme de conscience sociale La promesse TD Prêts à agir. Les ateliers sont organisés par des groupes de promotion de l’alphabétisation et des organismes communautaires à l’échelle du pays, et les tuteurs bénévoles comme M. Taborda y jouent souvent un rôle clé.

« Je vois le programme Question d’argent du point de vue d’un immigrant, explique M. Taborda. Ayant moi-même traversé le processus d’immigration et découvert les secrets du fonctionnement du système financier canadien, je suis bien conscient de certaines lacunes en matière de connaissances parmi les nouveaux arrivants. »

Taborda explique qu’au début, en 2017, il faisait principalement du bénévolat auprès de nouveaux arrivants. Étant lui-même un immigrant, il s’identifiait à eux. Depuis, il a aussi animé des ateliers pour d’autres groupes, comme les personnes âgées et celles recevant des prestations d’invalidité.

C’est fascinant, selon lui, de voir la différence d’un groupe à l’autre en ce qui concerne les questions posées et la perception de l’argent. Il se souvient d’un atelier particulier qu’il a animé dans une église à Toronto, auquel environ 90 réfugiés ont participé.

« La question sur toutes les lèvres, c’était le crédit. Tout le monde voulait savoir comment obtenir une carte de crédit, comment accroître sa limite de crédit, etc. J’ai demandé aux participants pourquoi ils s’intéressaient tant au crédit, et ils ont répondu qu’ils en avaient entendu parler dans les médias sociaux, des séries télévisées ou des films. C’était fascinant d’observer l’influence de la culture populaire sur les nouveaux venus. »

Pour les personnes qui s’installent au Canada, le crédit est souvent un concept nébuleux. En effet, dans de nombreux pays, les cartes de crédit sont peu accessibles ou sont mal vues. M. Taborda a donc profité de la discussion pour souligner les dangers du crédit et la manière de le gérer.

« Les cartes de crédit sont un bon outil pour obtenir du crédit, mais elles peuvent aussi être très dangereuses. Il est important de transmettre ce message aux nouveaux arrivants, car ils entendent beaucoup parler de crédit dans les médias sociaux, sans nécessairement apprendre à le gérer de façon responsable. »

Curieusement, selon M. Taborda, les sujets de discussion dans les ateliers destinés aux personnes âgées sont typiquement très différents.

« En général, comme les personnes âgées parlent de manque d’argent plutôt que de crédit, je leur enseigne des choses comme la création et le respect d’un budget, la compréhension des dépenses, etc. De plus, j’offre toujours des conseils pour économiser de l’argent, qui sont toujours les bienvenus. Même les petits changements peuvent avoir de grands effets, et tout le monde aime les conseils pratiques à mettre en œuvre immédiatement. »

Par exemple, n’importe qui peut encaisser gratuitement un chèque du gouvernement du Canada d’une valeur inférieure à 1 750 $ dans n’importe quelle banque au pays, même sans en être client. La plupart des gens croient à tort qu’ils doivent faire appel à une société de prêt sur salaire et payer des commissions élevées simplement pour encaisser leurs chèques, explique M. Taborda. Pour ceux qui vivent sur le seuil de la pauvreté, de telles connaissances peuvent permettre de réaliser des économies considérables.

Selon M. Taborda, la plupart des gens qu’il a rencontrés dans le cadre de ses ateliers ont des motivations très simples et humbles pour mettre de l’ordre dans leurs finances.

« Je demande toujours aux gens ce qu’ils feraient s’ils pouvaient économiser assez d’argent. » En général, ils donnent des réponses modestes comme « inviter leurs petits-enfants au restaurant ».  Les gens viennent au Canada avec le rêve de donner à leurs enfants une meilleure chance. Voilà pourquoi je fais du bénévolat au sein du programme Question d’argent. Je veux m’assurer de leur offrir le soutien et les connaissances nécessaires pour leur permettre de réaliser leurs rêves.

Pour en savoir davantage sur les ressources gratuites du programme Question d’argent, réserver un atelier ou devenir bénévole, visitez questiondargent.ca.

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